Archive for février, 2016

Content, pas content, brand content

Même si l’on n’y prête pas encore une grande attention, les marques sont en pleine transformation. J’ai pu le découvrir une nouvelle fois il y a quelques jours, quand j’ai été envoyé à Barcelone pour participer à un congrès sur le contenu de marque. Ce sujet est très intéressant car il va initier de profonds changements, non seulement chez les marques mais également dans le tissu social. C’est toute la société qui va s’en trouver bouleversée ! Avec le contenu de marque, les marques se voient offrir la chance d’entamer une véritable révolution, de privilégier pour la première fois le contenu à la forme. Le contenu valorise le canal de communication avec le public, et sort la marque de ses limites marchandes. En proposant du contenu, la marque se transforme en promoteur culturel en bonne et due forme, qui ne s’occupe pas uniquement de commerce, et avec qui on peut édifier des rapports plus riches. Le changement de paradigme est de taille. Cette digression hors de la position commerciale peut d’une part mettre en évidence une certaine sérénité contrôlée de la marque. En souhaitant ne plus se centrer sur le seul produit pour le positionner dans un cadre culturel, en poussant nettement le speech marchand à l’extrême, ou même en rudoyant le produit, la marque devient plus proche de son public. Les clients jaugent avec bienveillance cette faculté à se détacher du commerce. Ils considèrent cela comme une une preuve de respect. Une marque peut être couplée à de nombreuses qualités en fonction du type de contenu élaboré, ainsi que du contenu proprement dit. L’expression, le script et le sujet choisi peuvent marquer de nombreuses façons la marque et l’intégrer à un univers grâce auquel elle saura se démarquer de toutes les autres marques. Bref, vous l’aurez compris, ce qui m’a une nouvelle fois paru manifeste tout au long de ce congrès à Barcelone, c’est d’observer dans quelle mesure le contenu de marque s’est imposé pour devenir un pari majeur que les marques ont tout intérêt à développer. Si le thème vous intéresse, je vous laisse le lien vers l’agence séminaire à Barcelone, qui organisa l’évènement. Vous y trouverez plein d’informations utiles.

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Published in:Uncategorized |on février 15th, 2016 |Comments Off

Ces forces impitoyables

Il existe certaines forces, des forces formidables, mais sauvages et primesautières, des forces tout à fait impitoyables. On les observe avec une attente inquiète, du même œil qu’on eut à regarder la chaudière d’une cuisine infernale: à tout moment des bouillonnements et des explosions peuvent se produire, annonçant de terribles cataclysmes. Depuis un siècle nous sommes préparés à des commotions fondamentales. Si, dans ces derniers temps, on tente d’opposer, à ce penchant profondément moderne de renverser ou de faire sauter la force constitutive de ce que l’on appelle l’Etat national, celui-ci n’en constitue pas moins, et pour longtemps, une augmentation du péril universel et de la menace qui pèse sur nos têtes. Nous ne nous laissons pas induire en erreur par le fait que les individus se comportent comme s’ils ne savaient rien de toutes ces préoccupations. Leur inquiétude montre combien ils sont bien informés; ils pensent à eux-mêmes avec une hâte et un exclusivisme qui ne se sont jamais rencontrés jusqu’à présent; ils construisent et ils plantent pour eux seuls et pour un seul jour; la chasse au bonheur n’est jamais si grande que quand elle doit être faite aujourd’hui et demain; car après-demain déjà la chasse sera peut-être fermée. Nous vivons à l’époque des atomes et du chaos atomique. Au moyen âge les forces adverses étaient à peu près contenues par l’Eglise et elles s’assimilaient en une certaine mesure les unes aux autres par la forte pression qu’exerçait l’Eglise. Lorsque le lien se déchire et que la pression diminue, les unes se dressent contre les autres. La Réforme décréta que certaines choses étaient adiaphora, appartenant à des domaines qui ne devaient pas être déterminés par la pensée religieuse; c’est à ce prix qu’elles eurent le droit de vivre elles-mêmes. De même le christianisme, opposé à l’antiquité beaucoup plus religieuse, maintient son existence à un prix semblable. Depuis cette époque la séparation s’accentua toujours davantage. Aujourd’hui presque tout ce qui existe sur terre n’est déterminé que par les forces les plus grossières et les plus malignes, par l’égoïsme de ceux qui acquièrent et par la tyrannie militaire. L’Etat, entre les mains de cette tyrannie, de même que l’égoïsme de ceux qui possèdent, fait un effort pour tout organiser à nouveau, par ses propres moyens, de façon à servir de lien et de contrainte pour toutes les forces adverses. Ce qui équivaut à dire que l’Etat souhaite que les hommes professent pour lui le même culte idolâtre qu’ils avaient voué à l’Eglise. Avec quel succès? Nous finirons par nous en apercevoir. En tous les cas, nous nous trouvons encore aujourd’hui dans le fleuve du moyen âge, un fleuve qui charrie des glaces. Le dégel l’a mis en mouvement et sa puissance ravage tout sur son passage. Les glaçons s’entre-choquent et s’accumulent; tous les rivages sont inondés et d’un accès dangereux. Il est tout à fait impossible d’éviter la révolution, la révolution des atomes. Mais quels sont les éléments indivisibles les plus petits de la société humaine?

Published in:Uncategorized |on février 15th, 2016 |Comments Off

Faire progresser la santé mondiale

Aujourd’hui, les chefs d’Etats du monde entier se réunissent pour adopter les Objectifs de développement durable (ODD), nouveau plan d’action universel pour éradiquer la pauvreté et réduire les inégalités dans le monde pour les quinze prochaines années. Cette feuille de route ambitieuse souhaite “permettre à toutes et tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de toutes et tous à tout âge” en garantissant, entre autres, un accès universel à des soins de santé de qualité, la fin des épidémies de VIH/sida et de tuberculose et la fin des décès infantiles qui peuvent être évités d’ici 2030. En quinze ans, les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), qui ont précédé les ODD, ont contribué à une mobilisation financière et politique sans précédent et créé un élan en faveur de la santé mondiale. De nombreux progrès ont pu être réalisés: diminution de plus de 50% du taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans, baisse de 45% du taux de mortalité maternelle, chute de 40% de nouvelles infections au VIH, diminution de moitié de la proportion de personnes atteintes de sous-nutrition. Pourtant, le droit à la santé est aujourd’hui loin d’être une réalité pour tous, avec plus de 400 millions de personnes n’ayant pas accès aux services de santé les plus essentiels. Pour permettre à toutes et tous de vivre en bonne santé, il n’y a pas d’alternative: la communauté internationale doit rester mobilisée, mettre à disposition des financements à la hauteur des besoins des populations et veiller à un suivi rigoureux de la mise en œuvre des ODD. Le contraire risque de priver de traitements et de soins des millions de personnes et de remettre en cause les progrès réalisés. De nombreux pays du Sud se sont engagés à augmenter leurs ressources domestiques pour les services sociaux mais c’est un processus de longue haleine; l’aide publique au développement demeure indispensable pour atteindre les objectifs fixés. D’autres pays l’ont bien compris: le Royaume-Uni consacre désormais 0,7% de son RNB à l’aide publique au développement, l’Allemagne a prévu d’allouer, d’ici 2019, 8 milliards d’euros supplémentaires au développement, le Canada s’est engagé à verser 2,85 milliards de dollars canadiens sur cinq ans pour la santé des femmes et des enfants. Dans ce “Concert des Nations”, le bilan français est décevant. Loin d’atteindre l’engagement des 0,7%, la France n’alloue que 0,36% de son RNB à la solidarité internationale. Le budget de l’aide publique au développement est en baisse depuis quatre ans. Ces réductions successives ont des conséquences directes et importantes sur les engagements de la France pour la santé mondiale; des inquiétudes planent quant au maintien rigoureux de l’engagement auprès du Fonds Mondial de lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme, aujourd’hui et après 2016. Nous n’avons pas d’indications sur les moyens de financer les politiques en faveur de la couverture sanitaire universelle, et en faveur de la santé et droits sexuels et reproductifs ainsi que de la santé infantile et la lutte contre la sous-nutrition après 2015 et l’Initiative de Muskoka. Au total, ce sont aujourd’hui près de 83 millions d’euros promis qui n’ont pas été versés à différentes initiatives de santé en 2015. Depuis plusieurs mois, nos associations réunies au sein du Collectif Santé 2015 alertent le gouvernement quant aux réductions successives des budgets dédiés à la santé des plus démunis et aux promesses non tenues. Le projet de loi de finances pour 2016 donnera la première indication sur le niveau d’ambition de la France à contribuer au financement des ODD. C’est une échéance cruciale pour réaffirmer l’engagement français pour la santé mondiale. Au-delà des discours et face à cet ambitieux programme de développement durable à l’échelle mondiale, la diplomatie française sera jugée sur sa capacité à impulser une dynamique positive, notamment en matière de santé. Cela signifie un engagement financier et politique croissant pour les quinze années à venir. La France a un rôle d’exemplarité et de leader à tenir sur la scène internationale. A la parole, il faut que la France joigne les actes.

Published in:Uncategorized |on février 15th, 2016 |Comments Off


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