Un vaccin contre le rhume

Ca y est, l’automne est là et signe le retour du rhume, même si ce n’est pas le froid le véritable responsable. Certes, cette maladie est bénigne et ne nécessite pas de traitement particulier (ils sont parfois même contre-productifs). Pour autant, chez les enfants et personnes fragiles, il peut entraîner des complications. Et, dans tous les cas, avoir un rhume n’est jamais agréable. Mais ces désagréments pourraient bientôt disparaître, car des chercheurs viennent de mettre au point avec succès un vaccin contre le rhume, qui a été testé chez des souris et des macaques, rapporte l’université américaine Emory. S’il est si compliqué de prévenir cette maladie, c’est parce que les virus qui en sont à l’origine (et qui nous viendraient des chameaux), appelés rhinovirus, sont très diversifiés. Dans un article publié dans Nature le 22 septembre, les chercheurs expliquent qu’il en existerait entre 150 et 170, divisés en 3 groupes principaux. Du coup, même si des scientifiques ont déjà réussi à créer un vaccin efficace contre l’un de ces rhinovirus dès les années 60, il semblait difficile de créer 150 vaccins différents. La technique des chercheurs est, sur le papier, assez simple: ils ont fabriqué un vaccin composé de 50 virus différents, les plus courants. Pour autant, précise Martin Moore, auteur de l’étude, il y a dans le vaccin le même nombre de protéines que si un seul virus était utilisé, elles sont juste plus variées, mais restent inoffensives. Un vaccin comportant des échantillons de 25 virus a été testé sur des souris. Celui sur les macaques en comporte 50. Dans les deux cas, le traitement a activé la réponse immunitaire appropriée. Pour autant, il n’est pas sûr que ce vaccin fonctionnera sur l’homme. “La prochaine étape consisterait à le tester sur des humains avec des volontaires, ce qui est faisable car ce virus n’est pas très pathogène”, précise Martin Moore. Surtout, avec les technologies actuelles, il est tout à fait possible de le produire en quantité industrielle, selon les auteurs. L’université d’Emory a d’ailleurs déjà passé un partenariat avec une start-up spécialisée dans la vaccination. Reste à savoir si le public voudra se faire vacciner contre une maladie bénigne, alors que, même sur des maladies graves où la vaccination est une question de santé publique et où le rapport bénéfice-risque est difficilement contestable, les anti-vaccins gagnent du terrain ces dernières années.




Published in:Uncategorized |on janvier 5th, 2017 |

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